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Grégorie Keita


Je suis issu d’un famille paysanne, mon père était un catéchiste quand je venais au monde. C’est dire que j’ai grandi dans une ambiance de foi assez solide et c’est de là qu’est venu très tôt en moi le désir de devenir prêtre. Surtout que je me trouvais assez souvent avec les prêtres à la famille.

Je me suis dis pourquoi ne pas devenir comme eux un jour. Mais comment ? Il fallait aller d’abord à l’école et remplir certaines conditions humaines et religieuses… Aussi c’est seulement après ma neuvième année que les choses ont commencé à être sérieuses. J’ai ainsi fait ma demande pour le moyen séminaire. C’est en cette même année que nous avons été gratifié par le Seigneur de la première présence de très jeunes salésiens sur notre paroisse de Touba au diocèse de San (Père Ramon MOYA, Miguel GAMBIN et Javier BEREAU).

J’ai été très tôt séduit et attiré par leur façon d’être et de faire auprès des jeunes et des enfants. Car avant mon entrée au séminaire j’aimais faire l’animation auprès des jeunes et des enfants des mouvements catholiques parce que j’aimais les enfants et que j’avais pris goût auprès d’un Père Blanc d’être avec eux.


"je suis content que tu puisses commencer une expérience chez les salésiens de Don Bosco"



Aussi c’est au moment où une fois au grand séminaire, après mon BAC que je me suis posé sérieusement la question : quel prêtre le Seigneur m’appelait-il à devenir ? Et cela parce que je faisais mon apostolat auprès des jeunes prisonniers à la grande prison de Bamako. Et que je continuais à fréquenter les salésiens de ma paroisse particulièrement le Père Ramon MOYA qui m’accompagnait au plan spirituel. Un jour je lui ai posé une question : deux personnes peuvent-il vivre la même expérience ? Car j’avais lu la vie de Don Bosco et j’avais trouvé que mon expérience d’enfant était assez semblable à la sienne. Et son projet de prêtre auprès des jeunes étais devenu la mienne, en voyant ce que les jeunes vivaient dans et hors de la prison.






Aussi j’en avais parlé ouvertement à mon évêque, paix à son âme, Mgr Joseph PERROT, qui avait accueilli les salésiens, de mon intention de devenir salésien , mais tout suite il m’avait répondu, il y aura des salésiens, toi continue ton chemin de futur prêtre diocésain, était pour me mettre à l’épreuve j’en savais rien ? Je savais qu’il m’aimait beaucoup et donc qu’il n’était pas contre moi.

Mais le désire ardent de devenir salésien m’est resté et au moment de demander officiellement mon incardination par le port de la soutane, je lui fit une lettre de demande pour une expérience chez les salésiens. C’était l’année 1988, année centenaire de l’église du Mali et de la mort de Don Bosco. Il me répondu en disant : « je suis content que tu puisses commencer une expérience chez les salésiens de Don Bosco, je te savais très attaché à eux, peut-être seras-tu le premier prêtre salésien de l’an 2000. Que le Seigneur d’accorde sa grâce. » Dans la même année il partait pour la retraite et mon ex-recteur du grand sémi naire fut nommé évêque de mon Diocèse, Mgr Jean-Gabriel Diarra à qui j’avais aussi écrit.

C’est ainsi que j’ai débuté mon expérience salésienne par le postulantat à Touba - où je reviens cette année comme curé après dix huit ans-, avant de poursuivre le reste ma formation salésienne à Lomé au noviciat où je fit ma première profession en 1990.

Mons stage à Sikasso, et mes études théologiques en à Lubumbashi en RDC. Ordonné prêtre en le 8 septembre 96 dans mon diocèse à SAN par mon évêque, je suis resté en service un an au centre Père Michel et cinq ans avec mon grand frère Miguel au centre Don Bosco de Sikasso avant de repartir aux études universitaires pour deux ans au Cameroun.

Je fus nommé à la fin de ces études comme directeur de la communauté salésienne de Thiès et me voilà de nouveau à Touba. Je rends grâce au Seigneur pour cette vocation salésienne qu’il m’a donné par le biais des premiers salésiens venus de la province de Valence il y a de cela 25 ans. Ce que je suis et tant d’autre jeunes de ma paroisse et du Mali peuvent aussi le dire, c’est grâce à leur efforts louables. A un des p remiers salésiens d’autre province je disais vous avez fait ce que vous pou vez, le reste nous revient maintenant c’est un défi pour nous de suivre votre exemple.

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